jeudi 5 novembre 2015

JOURNALISTE, un métier devenu méprisable ?



Il est bien loin le temps où le métier de journaliste faisait rêver !
Celle ou celui qui enquêtait sur des sujets délicats, se déplaçait parfois très loin pour rapporter des informations inédites avec photos chocs à l’appui, interviewait des gens de tous horizons, des fugitifs, des rescapés parfois des criminels, des dissidents ou des gens qui dérangeaient les puissants  …

Le journaliste de cette époque savait rédiger et soigner son style, il contrôlait ses sources, au besoin, il savait « faire les poubelles » pour trouver des preuves. Il mouillait sa chemise et fatiguait son foie dans des bistrots souvent crades et louches pour rencontrer ses informateurs mais tenait par-dessus tout à son indépendance et à sa liberté d’expression.

C’était l’époque où le journaliste était glorifié au cinéma et dans les BD de TINTIN reporter.
L’époque d’Albert Londres qui après avoir voyagé dans le monde entier, rencontré Nehru et Gandhi se mit à dénoncer les bagnes de Guyane avec des articles au vitriol.
* Depuis 1933, le prix Albert-Londres récompense les meilleurs journalistes francophones.

Voici ce qu’il déclarait :
« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. »

Mais tout ça est bien fini. Le journaliste de maintenant écrit encore un peu pour une presse très majoritairement possédée par des groupes financiers et subventionnée par l’état aux frais du contribuable.
Qu’il écrive ou non, le journaliste de maintenant se doit de passer à la télévision au journal ou dans des émissions le plus souvent insipides, formatées et surtout sans troublions hors du système. Des émissions du genre « C dans l’air » ! 

Le journaliste de maintenant se doit d’être lisse, aseptisé et propret, le genre gendre idéal si c’est un homme ou agréable à reluquer si c’est une femme mais, mâle ou femelle il se doit d’être sans saveur, ne surtout pas avoir une « tronche » et ne pas laisser paraitre la moindre émotion.
L’archétype de ces journalistes nouvelles normes se trouve à foison sur les chaines d’infos en continu. Amusez-vous à les observer pour rigoler un peu : - )
Ils ont peu de vocabulaire et s’imitent (se singent ?) les uns les autres. Par exemple pour décrire un individu aux velléités terroristes tous déclareront qu’il est lourdement armé : - ))

Mais plus que tout, le journaliste de maintenant doit être dans le système pour distiller tous les jours la pensée unique, celle des puissants.
Il doit être bien-pensant et politiquement correct. Il peut se revendiquer de gauche, c’est très bien vu dans la com et le showbiz mais pas n’importe quelle gauche, la seule la vraie, la gôche comme on prononce dans les beaux quartiers ou encore se dire de droate, mais pas trop, disons centre gôche ou centre droate. Qu’importe celui qui les paie lui est de droite, de la vraie droite capitaliste mais comme c’est un bien vilain mot alors dans la nov’langue on dit que c’est un libéral ; - )

De gôche ou de droate, le journaliste de maintenant est d’abord un européiste convaincu mais surtout mondialiste (traduction atlantiste), le monde est une marchandise, n’est-ce pas ?

Il doit relayer les stratégies décidées en hauts lieux, celles qui sont élaborées dans des clubs élitistes comme le Siècle, le club Bilderberg, des loges de maçonnerie et des think tanks du genre "Terra nova" ou  "Young leaders".
Il occultera des informations confidentielles comme par exemple la véritable occupation du père du petit syrien noyé sur une plage afin de ne pas perturber l'émoi mondial suscité par la photo montage.
Qu'il mente sciemment ou qu'il fasse semblant de ne pas savoir, JAMAIS oh grand jamais, un de ces journaleux reviendra un jour pour dire : " Là j'ai raconté des bêtises, je m'en excuse".
Pas d'autocritique ni remords chez ces gens là !

Il doit bien sûr, encenser la société multiculturelle celle qu’on appelle « Black-Blanc-Beur » mais curieusement à l’occasion d’une photo souvenir ou anniversaire, on remarque que tous ceux qui travaillent dans le journal ou la radio sont uniformément … WHITE  : - )  



Et oui, c’est fini les reportages chocs sur des sujets brulants du genre banksters, lobbies financiers, lobbies industriels comme l’industrie de la santé ou lobbies étrangers comme le lobby si$$$$ qui n’existe pas : - )
Non à la place vous avez le plaisir de voir Envoyé spécial ou Complément d’enquête avec des reportages chocs et sulfureux comme la fabrication des chips, la contrebande des cornes d’éléphants ou les touristes étrangers et d’autres sujets extrêmement dérangeants pour les puissants  : - ))

Que dire aussi de ces présentateurs de journal télé hyper bien payés pour débiter des nouvelles collectées par les larbins et lues sur un prompteur !
Arrivés à un certain niveau après moult lèches et cirages de pompes, ces journaleux deviennent inamovibles. Ils font partie du système, mieux ils SONT le système.
Aimés ou détestés on doit les subir. S’ils quittent une chaine on les retrouve très vite sur une autre, pas de chômage pour ces gens-là, ils font les tirages des journaux People-Closer-Voici-Gala, les veaux adorent.

Au temps où la presse était encore la presse, elle était qualifiée de 4ème pouvoir, ce n’est malheureusement plus le cas, la presse et l’info n’est plus qu’un larbinat.

Pas étonnant que maintenant on dise MERDIAS à la place de médias : - ((

« La presse libre n'existe pas. Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes des outils et les laquais des puissances financières derrière nous. Nous sommes les pantins qui servent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir-faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous ne sommes rien d'autres que des intellectuels prostitués.»
John Swinton rédacteur en chef du New York Times à son départ à la retraite

Note : Cet article a été censuré sur AGORAVOX le (faux) média citoyen libre !

A voir :
Les nouveaux chiens de garde Un DVD qui remue.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Londres
Vidéo sur les merdias de l'article du 3 octobre sur AGORAVOX

2 commentaires:

  1. Cet article au vitriol mériterait d'être publié sur agora vox, ça le changerait des niaiseries habituelles ; - )

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  2. il faut aussi parler des risques professionnels des journalistes : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=562

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